Sissi de la Côte vit à Montréal depuis maintenant un an. Son but ultime en emménageant dans la métropole: Rencontrer Bianca Gervais et lui démontrer tous les biens fait du lesbianisme.

Dans la vie, tout est en lien avec Bianca Gervais.

Un Blog.
Une Passion.
Une Groupie.

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Prends garde, Bianca! Prends garde!

Une équipe formée de trois universités (University of Rochester, University of Essex (England) and University of California in Santa Barbara) a publié une recherche sur l’homophobie. En fait, leur thèse veut que les homophobes soient en fait, plus souvent qu’autrement, des homosexuels refoulés. Ils ne sont pas les premiers à penser à une telle théorie, ma mère l’avait dit avant, mais bon, comme elle n’a pas les études requises, elle n’a pas pu publier.

Si on décortique le mot, on parle d’une phobie reliée à l’homosexualité, mais est-ce une phobie des homosexuels environnants ou une phobie de l’homosexuel intérieur, enfoui et caché?  

C’est en me basant sur cette étude que j’ai développé une nouvelle technique pour rendre Bianca Gervais lesbienne. Si être homophobe augmente le risque d’être soi-même gai, pourquoi ne pas tenter de développer une peur chez ma douce? Bien sur, comme la sortie de la garde-robe est un processus, je ne la laisserai pas à elle-même avec ses craintes. Je jouerai, par la suite, l’héroïne qui combat tous ses démons!

Quel plan fantasmiq-…tique! Fantastique!

Alors, faisons-nous une petite installation à la «Are You Afraid of the Dark?» et commençons les histoires de peurs!

D’abord, comme l’homosexualité est une maladie, elle bien évidemment contagieuse. Alors, Bianca, fais attention, ne bois pas dans le verre d’un homosexuel, porte toujours un masque lorsque tu te trouves entre les rues Berri et Papineau (ou essaie d’éviter complètement ce quartier) et ne touches à rien dans les lieux publics. Que ce soit dans le métro, dans les centres commerciaux, peu importe, le port de gants est indispensable lorsqu’on risque notre hétérosexualité en s’aventurant dans un monde de diversité. Si tu pouvais aussi faire passer une pétition pour qu’il y ait une section Queer dans divers lieux, en présentant un dossier médical prouvant l’énorme taux de risque de contraction du sida lorsqu’on est en compagnie de pécheurs chroniques. On devrait aussi réserver le premier wagon de métro aux homosexuels au lieu des vélos, ils sont beaucoup plus encombrants.

Maintenant, Mlle futurement ex-Diaz, il faudra boycotter certaines choses pour éviter d’avoir L’AIR lesbien, puisque ce sera dorénavant votre plus grande peur. Quoi de pire que de ressembler au monstre lui-même? J’ai peine à trouver!

  • Les chats
  • Les vestes sans manches (*)
  • Les chemises à carreaux
  • Les souliers plats (Addidas)
  • Les grosses boucles de ceinture
  • Les casquettes
  • La Black Label
  • Les U-Haul
  • Les vêtements trop simples, comme un v-neck noir sans motif agencé avec un jeans sans marque et un hoodie American Apparel.
  • La mayonnaise
  • Les jeans qui pochent au niveau du fessier
  • Les cargos
  • Les lunettes de soleil « aviator»
  • Les coupes de cheveux Funky
  • Les coupes de cheveux trop simples et négligées.
  • Les couettes léchées de joueuse de basket
  • Le Roller Derby
  • La balle molle
  • Le hockey
  • Tegan & Sara
  • L’électrogouine
  • Ariane Moffatt
  • Le Mile-End
  • Les cheveux courts (vite, achète-toi des rallonges!)
  • Le drama
  • Les t-shirts aux manches coupés
  • Les jeans à coupe indécise
  • Les skates et les longboard

Il faudra en plus s’assurer d’un comportement exemplaire.

  • S’assurer de toujours s’asseoir les jambes croisées et ne jamais trop écarter les jambes.
  • Éviter que le bassin soit la partie du corps qui mène le pas.
  • Ne pas faire trop d’attitude wannabe-gansta (surtout chez les non-blacks).
  • Éviter les commentaires contre les hommes.
  • Toujours porter un soutien-gorge (selon The L Word, ce n’est pas un élément prioritaire dans la tenue d’une lesbienne).
  • Dire à voix haute son amour pour les objets phalliques, même si ce n’est pas le cas.
  • Regarder avec dégoût celles qui se prétendent bicurieuses après quelques bières.
  • Éviter d’avoir une démarche qui laisse place à une paire de couilles imaginaire.
  • Toujours porter des talons hauts.
  • Toujours porter du maquillage (et, non, le eye-liner seul ne compte pas comme du maquillage!)
  • Ne jamais parler d’homosexualité ou démontrer la moindre trace de gaydar
  • Ne jamais complimenter le physique d’une autre femme
  • Toujours spécifier son orientation sexuelle, pour éviter les malentendus
  • Et surtout, SURTOUT, ne pas s’inspirer des enfants mâles de Bowser pour son style vestimentaire!
    Koopalings


Je crois qu’on en a désormais assez pour faire paniquer Bianca Gervais un peu. Laissons-lui une semaine d’homophobie avant de démystifier le tout simplement pour que le procédé soit plus efficace et qu’on puisse avoir plus de chance de réussite!

Je commence ma propagande d’amour envers Bianca Gervais partout dans Montréal et plus loin encore!- photo prise à la Coop Katacombes 

Je commence ma propagande d’amour envers Bianca Gervais partout dans Montréal et plus loin encore!

- photo prise à la Coop Katacombes 

Désolée pour mon absence, j’étais occupée à changer le monde.

Après qu’un certain étudiant libre de la Capitale, passant ses cours sur Facebook ait obtenu une injonction interdisant le piquetage, que L’UQAM ait empêché les étudiants de bloquer son accès (*), maintenant c’est le Collège de Valleyfield qui force un retour en classe. C’est à ce moment où mon visage se recouvre entièrement de ma main droite, signe de découragement.

 Mais où va le monde?

 … le gouvernement qui coupe le financement de Katimavik, l’abolition de Droits et Démocratie, l’achat des mots clés en lien avec la «grève étudiante» par Québec sur Google… Et puis il y a Harper, qui n’en avait pas assez de se retirer du protocole de Kyoto, il faut qu’en plus il change les lois sur les pêches à son avantage et qu’il empêche les scientifiques de publier! Ça, c’est sans mentionner les 40 000 lois C-ci, C-ça, C- Radio-Canada qui se débarrasse de centaines d’employés à cause des coupures de celui qui ne sait prononcer « élection » sans que ça sonne sexuel… Et on peut en ajouter encore, encore et encore

Ce n’est qu’un début. On dirait que chaque geste idiot en inspire un autre. Comme si la majorité se mettait à agir comme dans une émeute post-victoire des Canadiens. Plus il y a de monde qui embarque, plus on diminue de quotient intellectuel individuel. « Oh! Il a volé un iPod! Moi aussi! Et puis j’vais me prendre des Beats avec ça! » Et puis l’autre derrière prend quelque chose d’encore plus gros, ce n’est pas grave, tout le monde le fait. On détruit le monde et on s’en fout. «Les hippies recyclerons, c’est leur rôle, moi j’roule en Hummer pis je suis cool avec mon Spray Tan! Et puis en plus, mon voisin est pire avec son motorisé pis ces 3 VUS…»

Hey! Où est-ce que j’vais l’avoir mon château avec Bianca Gervais moi si la population est abrutisée par la masse médiatique et les gouvernements!? Comment est-ce qu’on va élever nos enfants maintenant? Déjà que je ne pourrai jamais convaincre Bianca d’avoir un petit roux… Merci à Arielle d’avoir détruit toute leur crédibilité!

Assez maintenant!

Suffit l’orgueil Line, les blagues dans les Carambars sont meilleures que tes idées… et j’ai rarement entendu pire que les blagues de friandises françaises…! C’est le temps de reculer avant de t’enfoncer encore plus.

À son passage à Tout le monde en parle, Richard Martineau se plaignait que les étudiants faisaient de l’intimidation. Bien sûr parce que, lui, il n’en a jamais fait de l’intimidation en traitant de noms chaque personne n’adoptant pas son mode de pensée. On veut mettre ce sujet sur la table? Parlons-en alors! Ironiquement, c’est que celle qui lutte contre ce phénomène donne probablement le pire exemple d’entre tous. Elle utilise le chantage et les menaces pour essayer de remporter « la guerre ». Elle essaie d’effrayer les gréviste en leur disant qu’ils vont voir leur session annulée s’ils continuent comme ça, en leur disant que c’est eux qui risquent le plus en continuant à se battre, en encourageant les poursuites judiciaires contre eux, en les forçant à retourner en classe. Ne serait-ce pas une manifestation de plus en plus évidente de leur peur à eux? Savent-ils vraiment quoi faire? Apparemment, ils ne savent pas négocier, ils ne savent pas penser en dehors de leur petite boîte d’idées et ils n’ont pas appris la notion d’écoute active. Il ne leur reste plus grand options. Il faut dire aussi que c’est bien souvent ceux qui sortent le plus rapidement les menaces qui ont le plus peur… pendant ce temps-là, nous, on reste pacifique.

Pour nos études, à Bianca et moi (la belle envisage la psychologie).
Pour notre progéniture.
Pour nos frères, pour nos sœurs.
Pour nos cousins, nos cousines.
Pour nos amis.
Pour nos ennemis.
Pour ces gens qu’on ne croisera jamais.
Pour les générations qu’on ne connaîtra jamais.
Pour tous.
L’éducation pour tous.
La culture pour tous.
Les connaissances pour tous,
L’accessibilité pour tous!

L’intimidation, les étudiants en grève la vivent tous les jours. Se faire crier des insanités par des fils à papa qui roulent dans une voiture de l’année à côté de toi, qui marche tout bonnement sur le trottoir, et qui n’ont même pas le culot d’arrêter pour discuter ou simplement de montrer leur visage caché sous des lunettes de soleil, ça arrive plus fréquemment qu’on le pense. Même qu’on n’a pas besoin d’avoir le fameux carré rouge, seulement une pièce de vêtement de la couleur et HOP! On est une cible parfaite.

« Si té pô capab’e d’payer pour té études, bin étudie pâ osti d’BS!!! »

 « Tu le paye-tu a’ec té prêts-bourse ton cell ?? [à 25$] »…

Alors, c’est nous qui faisons de l’intimidation en fabriquant des pancartes amusantes au lieu d’écrire de longs slogans que personne n’a le temps de lire? En utilisant l’humour, mécanisme de défense mature, pour éviter de laisser sortir notre colère au travers de moyens plus violents comme mettre des véhicules de police en feu ou kidnapper Line et l’enfermer dans un coffre d’auto jusqu’à ce qu’il s’auto-digère et cesse de respirer… 

On ne cesse de nous traiter d’enfants gâtés, de lâches, de tout ce que vous voudrez… Est-ce vraiment ce que ça fait de nous? De sortir dans les rues pour crier notre mécontentement face à mauvaise gestion des fonds public? Pourtant, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu autant de gens se réunir pour dénoncer les décisions gouvernementales.

Mais les gens préfèrent rester sur leur divan et s’injecter des doses de Québecor et de V au lieu de chercher des sources fiables, donnant tous les points de vu. Tout ce qui se rend par là-bas, ce sont les histoires de ponts bloqués, de fenêtres fracassées, d’arrestations. Les grévistes se retrouvent avec une mauvaise réputation alors qu’au fond… on reste pacifique.

Les gens préfèrent se prendre pour des maîtres de la politique dans les soupers de Noël, quand le vin dans leur sang les fait décoller sur un sujet. Et là, Ô Dieu! qu’ils connaissent toutes les solutions à tous les maux du pays. Tout devient si simple… quand on a deux verres de vin dans le nez… Mais lorsqu’on est sombre, par contre, qu’on se rend au travail, tout ce à quoi on pense c’est qu’on va être en retard parce qu’il y a des jeunes qui font ce que les pseudopoliticiens ne font pas : se lever, sortir dans les rues et se battre concrètement pour faire changer les choses. Si Charest à peine à écouter 300 000 personnes qui sortent dans les rues, penses-tu VRAIMENT qu’il a installé des micros dans tes boules de Noël du Wal Mart, pour pouvoir connaître tes opinions sur sa façon de gérer TON argent?

Tout le monde est épuisé. Même Facebook est tannée d’avoir des publications rouges seulement, les étudiants veulent retourner sur les bancs, finir leur session, voire leur BACC. Certains abandonnent, à bout de souffle. Au point ultime, le point le plus important jusqu’à maintenant, ils abandonnent. C’est comme rebrousser chemin quand on n’est plus qu’à 100 mètres du sommet de l’Everest. Il vente, il fait froid… mais ce n’est pas le moment d’abandonner, c’est justement le moment de redoubler d’effort. À quoi est-ce que ces 2 mois de grève ont servi si vous êtes pour retourner à vos cours, découragés, sans avoir même fait tous les efforts possibles pour réussir. Vous laissez tomber les vôtres, votre Québec, vos amis, vos voisins, vos enfants… Vous laissez tomber tout le monde, y comprit vous-même!

Sache une chose Bianca, moi, je ne te laisserai jamais tomber! Je me battrai pour qu’on puisse vivre notre amour dans une société qui ne se plie pas par crainte, une société qui se soutient, qui laisse son égo de côté pour arriver à ce que tout le monde ait droit de vivre dans des conditions favorables.

Si ce n’est pas au Québec que ça se passe, bien je t’emmène, toi, ta famille et tes amis, sur une île déserte, où l’on repartira à zéro.

On se construira un monde meilleur;
Un monde aux mille couleurs.
Un monde aux mille cultures.

Un monde où la connaissance est la seule richesse;
Et où l’entraide n’est pas dite faiblesse!
Un monde où je n’aurai pas à être fortunée
Pour apprendre à mieux rimer.

Les cheveux courts, ça va mieux à Bianca Gervais… (comme tout en fait)

En cette Journée de la Femme, la plus merveilleuse d’entre elles sera à Pour le Plaisir à Radio-Canada. Je vous encourage fortement à l’écouter. Sinon… honte à vous et PAS bonne journée!
Sissi

(Source : radio-canada.ca)

Bianca Gervais = Ma perfection

Le problème avec le fait d’aimer une personne aussi idyllique que Bianca Gervais c’est de devoir faire face à chaque jour que la personne avec qui l’on est sera toujours meilleure que nous. Elle a bien beau essayer de faire croire à toutes les personnes qui la complimentent qu’avec une liste de ses « défauts » (dans son cas, on dit plutôt « côtés charmants ») on ne l’aimerait plus autant, elle a tort. Je sais que je dis sans arrêt que Bianca a toujours raison, mais on dit aussi qu’il faut une exception pour confirmer la règle, eh bien la voilà!

Aimer quelqu’un, c’est la prendre avec tout ce qui vient avec, même ce qui peut être considéré comme étant des « défauts ». Aimer quelqu’un c’est aimer aussi ses côtés moins parfaits. Aimer quelqu’un, c’est trouver la beauté dans l’imperfection. Aimer quelqu’un c’est quand son « imperfection » devient notre perfection

Dans la vie, il y a trois règles primordiales pour être heureux. Petit truc pour s’en souvenir : elles commencent toutes par A.

  1. Accepte : Les autres, la différence, mais surtout toi-même!
  2. Assume : C’est la clé! On peut pratiquement tout faire passer quand on assume. Comme dirait Tyra Banks « You gotta work it guuurll! » et, pour avoir l’assurance nécessaire, il faut assumer!  Point barre!
  3. Aime Bianca Gervais ou MEURS!

Rien de plus simple.

Comme je ne suis pas un être aussi parfait que le plus beau cadeau que la nature nous a donné, j’ai moi-même quelques défauts…

On me reproche souvent :

  • De ne pas m’ouvrir à d’autres gens, de mettre mon focus sur une seule et unique personne à la fois. On me dit que je me ferme des portes, mais je crois en fait que je n’ai pas besoin des autres portes, quand tu trouves la bonne, tu t’y accroches!
  • D’être une combattante. De ne pas abandonner facilement, de m’acharner… mais je suis une amazone, que voulez-vous!
  • D’être un peu trop intense. Je considère par contre que ces gens n’ont pas compris le feu de la passion qui m’anime lorsque je pense à Lady Gervais. De plus, j’aime vraiment les films et ce qui est dommage avec eux, c’est qu’ils ne sont pas la réalité… Mais ça, ça dépend uniquement de nous. Avec mon intensité, je peux changer toute petite vie banale en chef d’œuvre du cinéma! Je peux même en faire une comédie musicale! Tout pour rendre ma douce heureuse! (Avec nos talents de chanteuses, je ne suis pas sûre qu’on aurait un grand public pour ce genre de film, mais tant qu’on s’amuse, c’est l’important!) Par contre, je peux aussi prioriser une petite vie simple, si tel est son désir.
  • D’être romantique. Ce sont probablement des gens qui n’ont pas réussi à guérir de leur première blessure amoureuse qui me disent ça. Dans la vie, chaque « mauvaise » chose arrive pour nous apprendre, nous rendre plus forts. Alors, pourquoi s’attarder sur le fait qu’on a une cicatrice, quand on peut juste mettre des points de suture, attendre que ça guérisse et l’utiliser pour se rappeler ce qui doit être fait autrement? Prendre le mauvais et le changer en bon. Ne pas laisser les déceptions du passé détruire notre futur, mais les utiliser pour le renforcer. D’autant plus que les gens qui se plaignent du romantisme en manquent manifestement dans leur vie. Ils en voudraient, mais ils en ont peur. Va savoir pourquoi d’ailleurs!

J’assume totalement tout ce qu’on me reproche, je ne comprends seulement pas pourquoi on reproche à quelqu’un sa passion et sa fidélité. Bref, j’ai aussi d’autres défauts qui en sont, eux, réellement. Je crois par contre que même sans être encore réuni, Bianca Gervais fait déjà une meilleure femme de moi.

Déjà, pour commencer, je suis habituellement une fille jalouse et parfois très impatiente. Deux défauts que je n’ai pas quand on parle de mon âme sœur. D’abord, je suis patiente, parce que je sais que la récompense sera merveilleuse et que cette femme mérite qu’on l’attende pendant des vies s’il le faut!  Ensuite, le côté jaloux… si c’était une autre femme, alors oui, je serais probablement jalouse qu’elle ne m’ait pas prise comme comparse pour sortir de la garde-robe… mais là, ce n’est qu’un vulgaire homme. J’ai même un peu pitié de lui. Quand Bianca réalisera tous les plaisirs qu’une femme peut lui apporter et qu’elle tournera le dos à l’hétérosexualité à jamais, bien j’aurai une pensée de désolation pour ce pauvre Sébastien Diaz qui n’est pas tombé sur la femme pour lui (mais sur celle pour moi!) En passant, mon cher Diaz, il y a une bonne partie de mes amis qui aimeraient bien aussi te faire découvrir les plaisirs homosexuels, je te donnerai des numéros quand j’aurai atteint mon but… juste pour m’assurer que tu ne sois pas seule. Je ne veux pas te détruire, simplement apporter l’ultime bonheur à ma dulcinée, ce qu’un homme ne peut, évidemment, pas faire aussi bien que moi!

Depuis tout à l’heure, je tourne en rond pour essayer de vous étourdir et faire en sorte que vous ne réalisiez pas qu’on est maintenant dans le mois de mars et que ce que je m’étais promis pour la fin février n’est même pas encore concrètement entamé. Je sais, je sais! Vous allez me dire : « grande parleuse, p’tite faiseuse!» Ce n’est pas tout à fait ça. Voyez-vous, loin de moi l’envie de procrastiner les projets reliés à ma muse, mais je suis perfectionniste et je n’aimerais pas que ma poupée ressemble à Rosie O’Donnell après un périple de 4 ans dans le fin fond du Congo avec comme seul équipement un canif et du whisky. Je crois que dans ce cas, c’est tout à fait justifié. En même temps, ce blocage à risquer l’imperfection est sans doute dû à ma peur de décevoir ma belle.

Le pire défaut que quelqu’un peut avoir, en fait, c’est peut-être seulement de ne pas avoir le courage d’affronter ses peurs.  Peur d’avoir le cœur brisé une autre fois, peur du jugement, peur du rejet… peur de Rosie O’Donnell. Prenons tous un moment pour penser à ceci : qu’avons-nous à perdre? Même s’il nous arrive quelque chose de négatif, le truc, c’est de le tourner au positif et tout devrait bien aller. Allons chercher la leçon et laissons faire le reste. Soyons plus grand, plus fort et, tous ensemble, battons-nous pour que Bianca soit à moi! En échange, je vous promets… que votre vie sera plus belle! Puisque réunir La Sublime Gervais et ma personne, c’est rétablir l’équilibre de l’univers!

Fini le réchauffement de la planète! Fini la hausse des frais de scolarité! Fini les douche bags qui attirent l’attention en pétant des coches sur youtube! Fini les préjugés envers les roux! Fini les crétins ignorants! Fini les poutines avec du fromage râpé et de la sauce orange en canne (parce qu’on va ce le dire, rien de plus décevant que de payer pour ça)! Fini l’autobronzant de la même couleur que la sauce à poutine pas bonne! Fini les nids de poules! Fini la mode de se faire grossir la lèvre du haut et de ne plus être apte à aucune expression faciale! Fini les gens qui ne laissent pas sortir le monde du wagon avant d’entrer dans le métro! FINI! FINI TOUT ÇA!

Quoi? Ce n’est pas ce qu’il faut faire? Faire des promesses en l’air pour convaincre les gens de se joindre à nous pour ensuite les abandonner quand on a eu ce qu’on voulait?

J’ai peut-être bien des défauts, mais je ne suis pas une menteuse quand même!

Alors, je promets que lorsque Bianca sera prête à sortir de la garde-robe avec moi, nous unirons nos forces pour éduquer la population, leur faire prendre conscience des fléaux sur cette terre et travailler avec eux pour trouver une solution vers un monde meilleur! Et pour ceux qui préfèreront rester crétins et fermés, je trouverai des contacts dans la mafia… et je dirai que j’ai simplement fait move_objects on pour les retirer temporairement et remettre leur énergie à 100%. Ça me semble un plan sans faille!

Sur ce, j’ai des patrons à dessiner!

Pendant la Nuit Blanche organisé par le festival Montréal en lumière, on avait droit à une foule d’activités gratuites, dont plusieurs expositions. J’ai donc profité des endroits qui demandaient participation du public pour afficher mon amour pour Bianca Gervais un peu partout dans la ville. C’est la moindre des choses!

Fabienne... oh Fabienne...

  • Julie Lebel (AKA Bianca Gervais dans 30 Vies): Tu peux pas être amour avec cette femme-là: 'est MARIÉE!
  • Jean-François : Ouais, mais je pense tout le temps à elle.
  • Julie : Bin va travailler, ça va passer!
  • Observation: Je vous invite à noter la subtilité avec laquelle on oblige Bianca Gervais à dire des choses qu'elle ne peut pas réellement penser. J'ai ma petite idée de qui a payé Fabienne pour faire passer ces lignes à la télévision. Bien essayé mon Seb! Mais ce n'est pas de cette manière qu'on va me décourager. Je sais très bien que ce que dictent les pulpeuses lèvres de Bianca avec tant de précision n’est que les reflets d'un personnage inventé par une tout autre personne! J’ai peut-être l’air un peu intense (voire folle selon certains) comme ça, mais je ne suis pas sotte pour autant. D'ailleurs si de tels mots sortaient réellement de la bouche de ma muse, ce ne serait que par mécanisme de défense, vous savez celui que l'on nomme le « déni », par peur d'admettre qu'elle n'a pas épousé la bonne personne. Sachez, ma douce, que c'est sans rancune. Je continuerai de vous attendre, même si cela devait prendre une éternité. Nulle période de temps n'est trop longue pour égaler le bonheur qui envahira nos êtres lors de notre rencontre fusionnelle!
Il y a de ces soirées où on a simplement le goût de se perdre dans le coton ouaté et les couvertures, avec un bon thé, et de se coller en écoutant des films prévisibles, pas trop compliqués pour le cerveau…
Je me porte volontaire pour aider Bianca Gervais avec ce genre de situation à n’importe quel moment!
Sissi, par une journée un peu trop tranquille.

Rapport des expérimentations

 

En vue de la fête d’avant-hier, j’avais décidé de laisser Bianca et Sébastien vivre leur première Saint-Valentin tranquille, sans intervention de ma part, d’autant plus qu’elle pourrait bien être leur dernière. J’en ai donc préparé pour faire des expérimentations relationnelles dans le but de ne pas faire d’erreurs quand viendrait le temps de mon union avec la douce! Bien sûr, j’ai évité tout rapprochement physique ou émotionnel. Voyons ceci comme une étude scientifique, je suis restée professionnelle en tout temps. Promis! Même pendant les recherches, Mademoiselle Gervais resta numéro un dans mon cœur, comme elle le restera toujours!  Voici donc le rapport détaillé de mes observations.

 

***Avertissement : Aucun cœur n’a été blessé durant ces expériences.***

Partie I : Avant l’expérience

But : Tenter de séduire une personne répondant à des critères donnés.

Thèse : En présumant que toute femme qui se respecte rêve d’une histoire d’amour digne d’un film hollywoodien ou encore d’un roman romantique, séduire B² devrait être possible grâce à une série de clichés préalablement sélectionnés.

Plan de match :

·         Complimenter B², en lui démontrant le plus d’intérêt possible, dans le but d’attirer son attention et de s’en rapprocher.

·         L’ensevelir de présents.

·         Envahir son territoire.

·         Récolter des informations à son sujet.

·         La demander en mariage.

·         Expliquer à B² qu’elle n’était qu’un cobaye et que l’intérêt donné elle n’est qu’une illusion créée dans le but d’expériences scientifiques. Aborder le sujet d’une manière amusante pour qu’elle ne se sente pas comme un simple objet de recherche (ce qu’elle est.) Idée : poème. 

 

Sélection du cobaye : B² devra avoir le plus de points communs avec Bianca Gervais pour avoir des résultats plus fiables quant à l’efficacité des techniques qui seront utilisées. Elle devra donc avoir le plus possible des points suivants : femme (duh!), dans la 20aine, hétérosexuelle (jusqu’à ma rencontre), en couple, chevelure foncé, souriante, belle énergie, yeux plus foncés que clairs, d’apparence féminine, plus petite que moi, gémeaux (ou cancer), énergique, rieuse, artistique, sociable, talentueuse… Dans le but de ne pas rendre la sélection impossible, une infime partie des caractéristiques de l’Actrice a été sélectionnée. Ajoutons que, de tous les critères mentionnés, seulement 50 % doivent être présents pour pouvoir faire partie de la Sélection.

 

Partie II : Processus, théories et observations


Une fois le cobaye choisi, chacun des points suivants sera exécuté dans un ordre aléatoire et souvent simultanément :

 

Point 1 : Rester confiant et calme. Toujours se souvenir de sa propre valeur. Éviter les moments d’emportement.

·         Note : Garder une certaine indépendance face au sujet aide à ce que Varda n’ait pas accès dans la salle de contrôle de notre cerveau.

·         Élément clé : la patience.


 

Point 2 : En apprendre le plus possible sur la cible. Observer, écouter, analyser et mémoriser tout. Chaque information, aussi petite soit-elle, est importante.

·         Astuce : Si l’accessibilité à la personne est limitée, essayer de quelque manière que ce soit, de récolter ses informations de naissance (date, lieu et heure) pour pouvoir faire sa carte du ciel. La réponse est souvent dans les étoiles.

·         Note : La seule information qui fût trouvée est le jour de naissance, sans année. J’ai donc simplement su qu’elle était Lion, un critère qui changera l’analyse de l’efficacité des tentatives. Bonne nouvelle par contre pour les flatteries, un lion qui se respecte aime toujours se faire vénérer (même s’il ne l’admettra pas, par peur des mots : « Me faire vénérer, non, mais apprécier… oui ») et cette lionne sera servie!

 

Point 3 : Envahir les territoires environnement tout en conservant en tête qu’il ne faut jamais détruire les armées rencontrées, mais en faire nos alliées. Après ce, un meilleur accès aux terres convoitées sera à notre disposition.

·         Note : Une armée de 7 personnes a été convertie dans cette mission. Tous dans son environnement de travail.


 

Point 4 : Connaître son adversaire de manière à bien s’outiller pour gagner. Trouver ses failles et éviter de reproduire les mêmes erreurs que lui.

·         Note : Dans le cas échéant, aucune information sur le sujet ne fût découverte.

 

Point 5 : Ne jamais se battre contre les ennemis. Se battre pour la dame. Toute énergie négative pourrait être ressentie et se retourner contre soi.

·         Clé : Les plus grandes guerres sont internes. Nous sommes notre propre pire ennemi. La vraie bataille est intérieure, on se bat contre nos peurs, nos pulsions. Diriger les attaques contre ceux qu’on croit nos ennemis ne fait que baisser notre niveau d’énergie. En coulant l’autre, on se coule en même temps, même qu’on coule encore plus et que lorsqu’il est temps d’essayer de remonter, toute l’énergie autrefois disponible est disparue dans des efforts négatifs plutôt que pour respecter le Point 1.

·         Note : Durant cette expérience, ne pas connaître l’adversaire aida grandement: pas de problème de confiance, de comparaison ou de haine mal dirigée. Il faut aussi dire que sans l’implication de sentiments, la haine est plutôt dure à atteindre.

 

Point 6 : User de la poésie pour annoncer à la cible qu’elle était l’objet d’une expérience. Sissirano à l’action!

·         Note : Utiliser un vocabulaire prétentieux diminue le risque de compréhension de l’interlocuteur. Comme même les plus grandes insultes sonnent bien à l’oreille, l’impression laissée par ces écrits peut donc être la mauvaise. Espérons simplement qu’elle comprenne que ce n’était pas sérieux.


·          

Partie III : Analyse et déductions


Selon les faits observés, il semble que les situations se rapprochant plus du rêve que de la réalité (des humains autres que Sissi) éveillent chez les femelles une profonde crainte. Même en étant la meilleure guerrière que cette terre ait portée, si l’autre est incapable d’affronter ses propres guerres internes, on est mal partie! Il est évident que c’est le cas ici. Pourquoi, sinon, ne pas tomber sous le charme des courtisaneries, des fleurs, des chocolats et d’une demande en mariage? Ne pas connaître la personne semble un détail si anodin, ce ne peu être la principale raison.

Je dois prendre ici une partie du blâme. Il aurait fallu envahir davantage les territoires amicaux. Ceux du travail sont encore trop loin pour un accès rapide aux terres visées. Ainsi, un point aurait pu être ajouté : les contacts directs avec la cible. Une fois fait, la vraie mission aurait pu être enclenchée : attendrir la carapace pour ce faire un chemin dans la chair, en route vers le cœur même. Par contre, ce n’était pas le but ici de blesser quelqu’un pour faire mes tests. Karma m’en voudrait certainement, et je ne risquerais pour rien au monde que “la bitch” se mêle de ma vie amoureuse avec Bianca la sublime. 

De plus, ce n’était pas utile d’aller plus loin, considérant que le cobaye était mal sélectionné. Son signe astrologique n’étant pas le même que celui de ma raison de me lever le matin, le nombre de variantes communes n’était pas assez élevé pour récolter des données utiles.

Les expériences faites furent toutefois suffisantes pour peaufiner mon plan d’attaque dans la guerre pour le cœur de Bianca Gervais